Auto-diagnostic đŸ‘šâ€âš•ïž

Cette semaine grosse sortie de ski de fond qui s’apparentait davantage Ă  du ski de rando vu les conditions <3. J’ai passĂ© le cap oĂč je peux rĂ©flĂ©chir pendant l’effort dans cette pratique lĂ  et c’est chouette (coucou Kilian). Mais penser Ă  quoi ?

Dans quelques jours, je vais passer des tests pour tenter de dĂ©terminer si je suis concernĂ©e par une forme de trouble du spectre autistique. ForcĂ©ment, la date approchant, je ne peux pas m’empĂȘcher de remettre en question toute ma dĂ©marche et de me demander « mais pourquoi donc est-ce que je crois que je suis peut-ĂȘtre autiste ? Sur quoi est-ce que je me base pour Ă©chafauder une telle hypothĂšse ? », questions que je retrouve d’ailleurs dans le regard, certes bienveillant mais manifestement incrĂ©dule, de mon entourage.

Pourquoi je crois que je suis peut-ĂȘtre autiste ? (cache)

MaĂŻa Dereva nous parle de sa dĂ©marche et de ses attentes. Ça m’a motivĂ© pour re-passer l’Aspie Quiz, deux ans plus tard, et mon rĂ©sultat a Ă©voluĂ© de maniĂšre significative. Je n’arrive pas Ă  identifier si c’est parce que j’accepte davantage certains aspects de ma personnalitĂ© ou si je suis dans une spirale d’auto-entraĂźnement qui accentue ma perception. À mĂ©diter.

D’ici lĂ , je souhaite recueillir des tĂ©moignages d’hommes qui progressent dans une rĂ©flexion similaire : avez-vous dĂ©tectĂ© des mĂ©canismes de dĂ©fense qui vous empĂȘchent d’écouter quand on vous parle de sexisme ? Quelles en sont les manifestations ? Avez-vous tentĂ© de les dĂ©jouer ? Comment ? Et pour quel rĂ©sultat ?

Ce Qui Se Passe En Moi Quand Une Femme Me Parle De Sexisme (cache)

RaphaĂ«l Pierquin nous dĂ©crit son chemin de pensĂ©e. Mon mĂ©canisme de dĂ©fense actuel est d’accepter que ce soit contextuel. Non pas la situation elle-mĂȘme mais le moment oĂč elle est transmise. Je me sens coupable de ne pas pouvoir en permanence investir l’énergie nĂ©cessaire pour cette lutte. Cela demande en premier lieu de rĂ©ussir Ă  dĂ©truire son propre statut, ne plus croire en soi pour ĂȘtre capable de revenir Ă  un ensemble. Ne pas l’identifier comme une perte mais comme un nouveau devenir que l’on espĂšre plus enthousiasmant.

Le pouvoir est en fait circulatoire, un fait circulatoire mĂȘme au sens qui circule. [
] Autrement dit, le pouvoir, mĂȘme de souverainetĂ©, n’appartient jamais Ă  un seul individu mĂȘme divinisĂ©. Le pouvoir de l’un tient toujours par le consentement des autres et par le fait que ce qui n’est pas partagĂ© l’est en fait. Le pouvoir fait machine : il faut ordre, performance, illusion de fonctionnement. La vĂ©ritĂ© du pouvoir demeure bureaucratique pour ĂȘtre durable.

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Devenir maĂźtre, au sens hĂ©gĂ©lien, c’est risquer la mort, prendre ce risque que l’esclave se refuse Ă  prendre. Mais demeurer maĂźtre, c’est devenir esclave, c’est rentrer dans la circulation du pouvoir, celle qui a besoin du subordonnĂ© pour se maintenir. Demeurer maĂźtre, c’est finir par croire Ă  son statut de maĂźtre. Or, l’individuation est une puissance non corrompue par le pouvoir. S’individuer suppose de ne pas croire, et notamment de ne croire en aucun statut.

Les irremplaçables, Cynthia Fleury

AurĂ©lien m’invite Ă  Ă©couter « Sommes-nous prĂȘts pour la fin du monde ? ». J’ai beaucoup de mal Ă  rester concentrĂ© sur une piste audio. Je fais l’effort et il est rĂ©compensĂ©. Merci !

CĂŽtĂ© technique, j’ai appris plusieurs choses Ă  mes dĂ©pens :

J’ai presque compris comment Dat fonctionne grĂące Ă  ce tutoriel (cache). J’ai rĂ©digĂ© mes premiĂšres Job stories (cache) et il faut encore que je les affine (cache).

People in my life didn’t have much to say about me leaving Facebook but I did get a few plaintive emails. How will we keep up with you? How will we see photos of your child? The implication was that without Facebook, all would be lost and we would lose contact forever. I’m exaggerating a little but I was legitimately surprised at the sense of finality that some people seemed to feel, as if there would be no other possibilities for us to connect to each other once I left. Sure, Facebook might be the most convenient way to connect but I never thought of convenience as the hallmark of good relationships. That said, there were people I did want to stay in touch with so I came up with a plan: start a very small mailing list via Mailchimp’s Forever Free plan to stay in touch with very close friends and my family. I’ve sent three emails this year and it’s been a great overall experience.

Going old school: how I replaced Facebook with email (cache)

IntĂ©ressant de voir le nombre d’initiatives actuelles pour se rĂ©approprier certains espaces, poussĂ©es par la toxicitĂ© des foires d’empoignes semi-publiques collectant des donnĂ©es bien privĂ©es. J’ai pour ambition de proposer un milieu de publication pour mes proches cette annĂ©e. Je ne sais pas encore oĂč je vais avec ça, ni en terme de dĂ©lĂ©gation, ni en terme de diffusion.

Quelle marque associer à ce lieu ?

Think about an encounter you had lately with a person you met for the first time. Maybe it was at a party? Maybe even a work meeting? What is striking is that what you remembered the day after, was most likely not how that person dressed exactly. Nor was it the precise words she said. What remained though is leftover feelings.

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Those feelings can be vague sometimes, even hard to put words on. But what is clear is that if we want people to remember brands, we have to feed them something richer than just a logo, a color, a typeface and an interface. Through its inherent richness, digital is the perfect communication medium to help with that.

Beyond the interface (cache)

RĂ©flexions intĂ©ressantes sur l’uniformitĂ© sur le Web, ses sources, ses piĂšges et ses Ă©chappatoires. Quelles lĂ©gendes perdureront une fois le rĂ©seau effondré ? Comment vivre dans un monde qui Ă©tait inimaginable il y a 100 ans et qui le sera probablement tout autant dans 100 ans aussi ? Peut-ĂȘtre que la somme de ces journaux extimes finira par avoir une valeur, si tant est qu’elle soit prĂ©servable sur cette pĂ©riode.

Le journal permet de passer du « vĂ©cu au conçu », de glisser « d’une Ă©criture expĂ©rientielle Ă  une Ă©criture thĂ©orique ». Il donne la possibilitĂ© « d’entrer dans plusieurs phases d’appropriation de de distanciation des savoirs, par le biais du passage d’une Ă©criture pour soi Ă  une Ă©criture pour les autres ». C’est le lieu de la confrontation Ă  ses doutes, Ă  ses questionnements, Ă  son implication : « le journal montre comment l’auteur s’organise dans sa pratique, comment il prĂ©pare son travail, quelles sont ses "stratĂ©gies techniques", etc. Il raconte souvent ce qui l’amĂšne Ă  prendre une dĂ©cision donnĂ©e dans une situation donnĂ©e. Cette dimension est trĂšs utile pour aider l’auteur Ă  conscientiser son rapport au mĂ©tier ».

Enseigner et tenir un journal de bord (cache)

Écrire et partager pour s’accepter. Pour mettre des mots sur ses doutes et ses aspirations. Une publication par Ă -coups. Une thĂ©rapie Ă  moindre coĂ»t.

Arriver Ă  s’aimer malgrĂ©, puis dans, puis grĂące Ă  une pleine lumiĂšre qui ne laisse rien passer. Se savoir insuffisant. Ainsi, Ă©chapper Ă  la suffisance. En rire avec le sĂ©rieux d’un enfant. Ne pas se satisfaire de ce rire, parce que nous ne sommes plus des enfants.

Identités (cache)

Parce que l’on a tant besoin que l’on ait besoin de nous ;-).