Pensées quotidiennes

2018-09-13 • (Sur)Vivre

C’est avec les missiles V2 issues de la technologie balistique nazie que l’armée américaine peut en 1946 mesurer les radiations solaires au-dessus de la couche d’ozone et en montrer le rôle protecteur. Pour guider les missiles, il faut mieux connaître les paramètres de l’atmosphère et du géomagnétisme. Pour sillonner et maîtriser les océans, il faut développer l’océanographie des grands fonds. Pour surveiller le mouvement des sous-marins adverses, il faut repérer où et quand ils peuvent émerger et donc observer par satellite les glaces des pôles et leur fonte. Comme l’ont montré les historiens, une grande partie des observations scientifiques du globe furent des sous-produits de programmes militaires et d’espionnage. Les idéologies, les savoirs et les techniques dominantes de la guerre froide nous ont donc légué un certain imaginaire de la Terre. En 1958, dans Condition de l’Homme moderne, Hannah Arendt ouvrait son prologue par ne réflexion sur la signification philosophique de Spoutnik. Arrachement de l’Homme d’une « Terre Mère de toute créature vivante », de son berceau terrestre originel pour s’en détacher et le regarder en surplomb. Elle y voit un déni moderniste de la condition humaine, une « révolte contre l’existence humaine telle qu’elle est donnée, cadeau venu de nulle part (laïquement parlant) et qu’il veut échanger contre un ouvrage de ses propres mains ». Cette remarque définit l’Anthropocène : une humanité abolissant la Terre comme altérité naturelle, pour l’investir entièrement et la transformer en une techno-nature, une Terre entièrement traversée par l’agir humain. Comme si seul ce qu’Homo Faber fabrique avait véritablement de la valeur. Arendt dénonce cette « instrumentalisation du monde et de la Terre, cette dévaluation sans limite de tout ce qui est donné ».

[…]

Penser l’Anthropocène, c’est enfin abandonner l’espoir d’une « sortie de crise ». La crise est derrière nous, dans ce moment bref et exceptionnel de croissance industrielle. L’Anthropocène est un point de non-retour. Il faut donc apprendre à y survivre, c’est-à-dire à stabiliser le système Terre dans un état un tant soit peu habitable et résilient, limitant la fréquence des catastrophes, sources de misère humaine. Mais aussi à y vivre, dans la diversité des cultures et l’égalité des droits et des conditions, dans des liens qui libèrent les altérités humaines et non humaines, dans l’infini des aspirations, la sobriété des consommations, et l’humilité des interventions.

L’événement Anthropocène, Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

Lecture dans la lignée de mes réflexions et discussions actuelles sur la survie et ce que cela signifie hors du contexte actuel. Encore de nombreuses pistes à explorer pour tenter de conserver un peu d’espoir et être en accord avec mon niveau d’éveil.

La résilience sans l’isolement, la simplicité sans la souffrance.

2018-09-12 • By default

I thought about replacing Google Analytics with Matomo, but I came to the same conclusion that it didn’t provide anything I need in order to run Feedbin. Better to not collect that data at all.

Private by Default (cache)

Been there, done that. Vanity metrics can be a strong motivator, respect can be another. Do you really use your analytics? Because others actually do. And by others I mean the ones’ computers you store (y)our data on.

Privacy by default (cache), please.

Voir aussi :

La facilité à produire une tyrannie ne doit pas nous faire oublier ce que nous produisons. Si nous avons les moyens de la produire, il nous faut nous interroger sur comment y résister et comment réduire, atténuer voire contester cette production. Si nous sommes capables d’imposer une tyrannie, il faut nous interroger sur comment la défaire.

De la tyrannie des métriques (cache)

2018-09-11 • Memories and stories

There’s a theory that every time we access a memory, a new memory is created in its place. That the act of recollection is, in fact, an act of destruction–or of augmentation. That each of our memories is replaced by a facsimile of itself.

[…]

In this way, isn’t memory also made of the stories we tell?

Introduction - CapsuleCrit (cache)

Think about it, memorize it.

Tell it.

2018-09-10 • Notes de lecture

La connectivité et les algorithmes rythment jusqu’à nos vies sociales. Nos objets quotidiens sont tous devenus des code/space. Toutes nos activités sont « de plus en plus gouvernées par une logique algorithmique et policées par des processus informatiques opaques et cachés ». Cette emphase de production physique et culturelle du monde par l’informatique masque les inégalités de pouvoir qu’elles induisent, reproduisent et amplifient.

La pensée computationnelle s’infiltre partout : elle devient notre culture. Elle nous conditionne à la fois parce qu’elle nous est illisible et à la fois parce que nous la percevons comme neutre émotionnellement et politiquement. Les réponses automatisées nous semblent plus dignes de confiance que celles qui ne le sont pas.

Technologie : l’âge sombre (cache)

Hubert nous partage ses fabuleuses notes de lecture enrichies de ses pensées détaillées et documentées. Ça donne envie de lire le livre mais j’ai peur d’être déçu, non pas d’avoir été divulgâché mais de constater à quel point une copie papier est inférieure en terme de ramifications possibles et de rebonds.

2018-09-09 • Douleur enfouie

Selon les psychologues, pour devenir un adulte en santé sur le plan affectif, l’être humain doit avoir certains de ses besoins émotionnels fondamentaux — outre la nourriture, l’eau, la chaleur, etc. — comblés comme nourrisson et comme enfant ; par exemple, être soigné, recevoir des preuves d’amour et d’affection, être accepté, valorisé et respecté, ressentir de l’empathie et forger des liens profonds. Si le nourrisson ou l’enfant n’est pas suffisamment soigné et aimé, ces besoins seront lestés d’une charge importante associée à la douleur de la perte, laquelle génère la peur inconsciente de ne jamais recevoir suffisamment de soin et d’affection. C’est ainsi que la douleur enfouie consécutivement à l’insatisfaction d’un besoin émotionnel pourra déclencher un conflit dans une communauté 20, 30 ou 40 ans plus tard.

Le problème ne réside pas dans le fait d’avoir profondément enfoui des besoins émotionnellement chargés. Il réside plutôt dans le fait de croire que la communauté y répondra. Ce qui ajoute une aspérité supplémentaire au conflit, c’est l’exigence tacite et silencieuse que la communauté ou les autres membres doivent fournir ce qui semble manquer. Voilà pourquoi les discussions qui, en surface, semblent porter sur les idéologies, les priorités ou les valeurs peuvent s’avérer si intenses. Je pourrais croire que la vie communautaire signifie d’accorder de la valeur au fait d’inclure (parce qu’enfant, j’ai désespérément eu besoin d’être accepté et que je ne l’ai jamais été) ; vous pourriez être d’avis que la vie communautaire doit permettre à chacun d’être libre de faire ce qu’il veut (parce qu’étant jeune, vous avez désespérément voulu être autonome sans pouvoir y parvenir). Et nous voilà en train de nous disputer férocement sur la signification de ce qu’est la « communauté ».

Vivre autrement, Diana Leafe Christian

Toute ressemblance avec nos comportements en ligne serait bien évidement fortuite. Une communauté mise en place par des personnes se réfugiant dans la technique faute d’acceptation, qui aujourd’hui en appelle à davantage d’inclusion, ça me rappelle vaguement un truc quand même.

#autocritique

2018-09-08 • Dependencies and governments

In 1873 the American government killed 1.5 Million buffalo in that one year alone to starve the native Americans so they would be come more dependent on the American government to survive — @AmericanIndian8

It was done here in Canada as well. Not by killing buffalo, but by killing dogs, the Native People up north used to hunt with. Making them dependent on the Government for food and shelter. — @bramhabs98

I don’t know to which extent it’s true but I never thought about it this way.

2018-09-07 • Rêves inatteignables

Je me dis de plus en plus qu’il faut laisser la place à des rêves que l’on ne souhaite pas vraiment réaliser mais qui ont quand même leur utilité en terme de défis pour justement ne pas les réaliser. (Sorry.)

Peut-être est-ce ça, la vieillesse…

2018-09-06 • Équilibre

Sur-extraire des ressources pour sous-exploiter leur usage. Sur-qualifier des humains pour sous-exploiter leur production. Sur-collecter des données pour sous-exploiter leur capacité.

Quel exploit!

2018-09-05 • (Im)Mor(t)alité

L’espace et le temps. On fait souvent référence à la finitude du monde pour expliquer/justifier des choses alors que celle de la vie a probablement plus d’impact. C’est la prise de conscience du peu de temps à vivre qui nous pousse à la compétition. Une fois l’immortalité atteinte, des concepts comme le capitalisme ou l’héritage se révèlent être abscons.

2018-09-04 • Moment propice

Le climat sociétal me semble être favorable à l’apparition de nouveaux mouvements d’ampleur pour unifier/faire s’affronter des humains.

Un signe que l’espèce n’aurait toujours pas su dépasser cela.

2018-09-03 • Libérer les humains

Le véganisme est un mouvement politique, et un art de vivre, de laisser vivre et de vivre avec.

[…]

Le véganisme, par son empathie radicale, n’est rien de moins que le désir d’un changement de civilisation.

[…]

Le véganisme est une avant-garde éthique qui révèle des oppressions socialement admises, mais ce n’est pas qu’une lutte critique, c’est aussi une philosophie positive qui propose des solutions pratiques pour bien vivre. Le véganisme peut paraître compliqué et aride. J’aimerais montrer qu’il est accueillant, excitant, gourmand et émancipateur, pour les animaux, et pour les humains. Le véganisme est une lutte de libération qui a aussi pour but de libérer les humains de leur domination.

Les animaux ne sont pas comestibles, Martin Page

Cela fait 2/3 ans que je réduis drastiquement ma consommation de viande. Je suis encore loin du véganisme mais je considère que c’est l’un des pas à effectuer en direction d’un mieux être. Plus difficile sur le continent du barbecue. Plus facile dans la ville vegan/sans gluten/etc.

Culture et contre-culture.

2018-09-02 • Terra Perma

Terra Perma est une communauté résidentielle et d’éco-entrepreneurs au cœur des Laurentides. En bordure de la célèbre Rivière Rouge à l’ouest et situés dans la région de Mont-Tremblant, ses 800 hectares sont un sanctuaire où il est possible de pratiquer de nombreuses activités passionnantes sur place et à proximité. Terra Perma c’est aussi un vaste parc de plus de 200 acres géré conjointement avec la Fondation Terra Perma. En soi, la mission de Terra Perma est de préserver l’habitat naturel et de promouvoir le développement durable.

Une vision pour Terra Perma (cache)

Visite en éco-touriste d’un lieu qui présente beaucoup d’avantages à un moment où je me dis qu’un lopin de terre permettrait de faire des cabanes tranquillement. Et plus si affinités.

À suivre.

2018-09-01 • En devenir

Voici maintenant la définition d’un écovillage selon Robert Gilman, qui est largement utilisée : « Établissement autonome, à échelle humaine, où les activités s’intègrent harmonieusement au milieu naturel de telle sorte qu’elles contribuent à un développement sain de l’être tout en étant suffisamment inoffensives pour être poursuivies indéfiniment. » […] Quoi qu’il en soit, la plupart des militants en la matière étant d’avis qu’aucun véritable écovillage n’existe à ce jour (étant donné que nous ne savons pas encore si les activités de ces établissements pourront « se poursuivre indéfiniment »), on s’entend pour appeler ces communautés des « écovillages en devenir ».

Vivre autrement, Diana Leafe Christian

J’apprécie cette humilité, cela dit si l’on prend le terme « indéfiniment » au sens strict, il n’y aura jamais de véritable écovillage.

Troll en devenir.

2018-08-31 • Deplorable

The simplicity and beauty of copyleft is that it takes away someone’s software freedom only at the moment when they take away someone else’s software freedom; copyleft ensures that is the only reason your software freedom should be lost. Simple tools work best when your social justice cause is an underdog, and we risk obscurity of our software if we seek to change the fundamental simple design of copyleft licensing to include licensing penalties for other social justice grievances (— even if we could agree on which other non-FOSS causes warrant “copyleft protection”). It means we have a big tent for software freedom, and we sometimes stand under it with people whose behavior we despise. The value we have is our ability to stand with them under the tent, and tell them: “while I respect your right to share and improve that software, I find the task you’re doing with the software deplorable.”. That’s the message I deliver to any ICE agent who used Free Software while forcibly separating parents from their children.

Challenges in Maintaining A Big Tent for Software Freedom (cache)

More infos on the specific ICE topic (cache).

Even if I mention alternatives, that’s a topic I’m still exploring with all its moral implications and it’s great to have articles from both sides. Interpretation is really key when you had some judgement restrictions to your work and it’s easy to mess up and become even worse than the agnostic version. My current take is: at least try to do some good with the initial work, that’s already a win over this whole industry.

Thanks Claude!

2018-08-30 • État de l’art

Si je considère un bien comme étant de l’art, sa consommation devient dépendante de mes émotions et du contexte. Ainsi la personnalisation du bien ne devient plus sa qualité majeure.

Potentiellement, cela réduit la consommation globale en se concentrant sur quelques déclinaisons du produit. Mais l’éventail des émotions associées à un contexte est-il plus réduit que celui des personnes ? N’est-ce pas justement une partie de la définition d’une personne ?

#musique #vin #snobisme #spirale

2018-08-29 • Confiance et politique

Je vous invite à regarder/écouter cette audition qui a le mérite de donner certaines clés de compréhension de la situation énergétique liée aux transports en France. Attention, c’est relativement direct ! Puis arrive finalement la question de la confiance dans le politique et de la réticence pour les industriels à pouvoir s’engager sur du moyen ou long terme avec un gouvernement qui dit tout et son contraire dans la même année.

Si l’on envisage des changements radicaux, il va falloir y aller ensemble. D’un point de vue anthropocénologue, je trouve cette situation passionnante. D’un point de vue humain, je suis plus mitigé…

Merci Emmanuel !

2018-08-28 • Collaborer ou renverser

Je n’ai pas les réponses à ses questions. Voilà ce que je sais : je hais la civilisation industrielle, pour ce qu’elle fait à la planète, pour ce qu’elle fait aux communautés, pour ce qu’elle fait à tous les non humains (sauvages et domestiqués), et pour ce qu’elle fait à tous les humains (sauvages et domestiqués). Je hais l’économie salariale, parce qu’elle pousse — ou, plutôt, qu’elle oblige — les humains à vendre leur vie et à la perdre en faisant des choses qu’ils n’aiment pas faire, et parce qu’elle récompense le fait que nous nous faisions du mal entre nous, et que nous détruisions nos territoires. Je hais l’éducation industrielle parce qu’elle commet l’un des plus impardonnables péchés qui soient : elle pousse les êtres humains à ne pas être qui ils sont, elle en fait des travailleurs convaincus qu’il est dans leur meilleur intérêt d’être les esclaves les plus loyaux, de faire voguer la galère qu’est la civilisation industrielle aussi frénétiquement — ardemment, luxurieusement — que possible, vers l’enfer, en les contraignant d’entraîner avec eux tous ceux et tout ce qu’ils croisent. Et je participe à ce processus. J’aide à rendre l’école un peu plus acceptable, un peu plus amusante, tandis que les étudiants sont formés afin de prendre part à la destruction en cours de la planète, tandis qu’ils entrent dans la phase finale du renoncement à leur droit inaliénable d’être des humains libres et heureux et qu’ils endossent les rôles de rouages dans l’immense machinerie industrielle ou, pire, de gardiens du camp de travail/d’esclavage géant que nous percevions autrefois comme une planète vivante. Cela fait-il de moi un collaborateur ?

Lire, écrire et la révolution (par Derrick Jensen) (cache)

Je pense qu’il y a ce questionnement en chacun de nous, et que l’on s’essaye à l’un et à l’autre au cours de nos vies.

Comment se mesure le « succès/impact » de nos intentions présentes ? Là peut-être est la définition du contentement… ou de son illusion.

2018-08-27 • It only takes one

There is some truth to this illustration of the polarization of feelings felt through coding. However, it is all too common for individuals to wholly identify with one or the other. On the one side we have our rock stars, our 10x developers and brogrammers. On the other we have people dogged by imposter syndrome. In reality, the two abstract states represent a continuous and exaggerated part of us all. Having said that, I believe that everyone is in the middle, but much closer to the second state than the first. All of us.

In my personal experience I have felt a strong feeling of camaraderie when I’m working with people who all humbly admit they don’t really know what they’re doing. This qualification is important - nobody is saying they are truly incompetent, just that there are distinct limits to their knowledge and understanding. There is the sense that we don’t have all the answers, but we will nonetheless figure it out together. It promotes a culture of learning and teamwork. When everyone makes themselves vulnerable in this way great things can happen. The problem is that it only takes one asshole to fuck all that up.

Do the Right Thing (cache)

Great article, this excerpt is just one point of a more profound reflexion on being right vs. doing the right thing.

2018-08-26 • The cost of connections

In computational simulations, we find that networks without a connection cost do not evolve to be hierarchical, even when the task has a hierarchical structure. However, with a connection cost, networks evolve to be both modular and hierarchical, and these networks exhibit higher overall performance and evolvability (i.e. faster adaptation to new environments). Additional analyses confirm that hierarchy independently improves adaptability after controlling for modularity. Overall, our results suggest that the same force–the cost of connections–promotes the evolution of both hierarchy and modularity, and that these properties are important drivers of network performance and adaptability.

The Evolutionary Origins of Hierarchy (cache (PDF, 5 Mb))

This article gives some insights on why it might be more pertinent to choose a hierarchical network in case of “hierarchical logic problems with many inputs and one output”. The world is more complex though, but the cost of connections is still relevant to choose the appropriate way of being modular given the size of the group considered.

My take away: only small cultures can stay horizontal.

Thanks Aurélien!

2018-08-25 • Tours de poteau

Il s’agit de la manière réputée être la plus facile pour changer de situation en terme de visa. Aller mettre un pied aux USA, se faire refuser l’accès mais revenir vers la frontière canadienne avec un sésame justifiant la sortie du territoire.

Sauf que les services frontaliers ont d’autres choses à faire et ne prennent que quelques dossiers par jour. Ainsi pour un bureau qui ouvre à 9h, il faut commencer à faire la queue vers 6h si on veut avoir la chance d’être dans les quotas (en tout cas en cette saison). Après deux essais infructueux, on abandonne.

Les alternatives :

🤷‍♂️

Il faudra que je vous parle du sentiment d’être immigré.

2018-08-24 • Faire partie de la solution

La méthode de consensus N. Street : contribuer à la solution

Cette modification au consensus — que je recommande vivement si un groupe veut se servir de ce mode de prise de décision — a été utilisée avec succès par N. Street Cohousing à Davis, en Californie, depuis le milieu des années 1980. Si une ou quelques personnes bloquent une proposition, elles doivent alors rencontrer un ou deux partisans de la proposition dans une série de réunions de résolution. Cependant, si quelques personnes bloquent une proposition, signe qu’elle ne dispose pas d’un soutien suffisant, celle-ci est rejetée et les réunions de résolution n’ont pas lieu.

Si elles ont lieu, les petits groupes peuvent se réunir jusqu’à six fois sur une période de trois mois (ils ne sont pas obligés de se réunir six fois ni de prendre trois mois, c’est simplement la limite permise). Leur travail consiste à élaborer une nouvelle proposition qui concerne les mêmes problèmes que la proposition bloquée.

La ou les personnes qui bloquent sont responsables de l’organisation des réunions.

Si une nouvelle proposition qui fait l’objet d’un accord est formulée, elle sera présentée à la prochaine assemblée comme n’importe quelle nouvelle proposition.

Mais si les parties opposées ne peuvent en arriver à une nouvelle proposition, ou si les réunions de résolution n’ont pas lieu, la proposition originale sera de nouveau présentée à la prochaine assemblée où elle pourra être adoptée par un vote à majorité qualifiée de 67 %.

Cette méthode de consensus oblige quiconque souhaite bloquer une proposition à assumer plus de responsabilités quant aux répercussions de ses actions sur le groupe. « Si vous avez bloqué, vous devez faire partie de la solution », explique Kevin Wolf, cofondateur de N. Street Cohousing et concepteur de cette méthode.

Vivre autrement, Diana Leafe Christian

Transformer la force d’opposition en puissance créatrice. Beaucoup d’alternatives inspirantes dans cet ouvrage, issues de cas réels.

2018-08-23 • Moving in alignment

“Alignment” is not the same thing as “agreement,” although people often conflate the two. A group might verbally agree on a destination, but its participants might still move in conflicting directions. Conversely, a group might move in perfect lock-step without ever having explicitly agreed on where it’s going or how (as was the case in my pickup game). It might even achieve this while explicitly disagreeing.

This distinction is important, because it’s not necessarily hard to get a group to agree on something. One way is to make a statement that is so abstract, it’s both indisputable and meaningless. An example of something I often hear is, “We value collaboration.” Another one is, “Our goal is to better serve our customers.” Very few people would disagree with either of those statements, but by themselves, they’re too broad to mean anything. Agreement without alignment also often happens in groups with conflict-averse cultures, where people would rather assent than argue.

Being in alignment is different than moving in alignment. If the goal is for everyone to be moving toward the same goal in rhythm and without resistance, then everyone must both want to move in alignment with everyone else and be capable of doing this. You achieve the former by aligning. You achieve the latter by practicing.

How do you get a group into alignment? How can you tell when a group is aligned? And how can groups practice moving in alignment?

The Art of Aligning Groups (cache)

A lot of thoughts and discussions these days about values, with different sizes of (meta)groups. I like this article insisting on the fact that alignment is a constant adjustment of positions from people composing the group. This is a dynamic path requiring a constant attention to keep the alignment.

Without taking the time to readjust continuously, spirals are slowly but surely diverging.

2018-08-22 • Serment d’Hippocrate

Les deux initiatives s’inspirent du serment d’Hippocrate que les médecins prêtent à la fin de leurs études. Ce rite de passage qui a plus valeur morale que portée juridique (par rapport au code de déontologie par exemple) rappelle aux médecins qu’ils ont des obligations légales, morales et éthiques. Mais, comme l’explique très bien l’écrivain et médecin Martin Winckler dans l’édifiant Les brutes en blanc (2016), son ouvrage sur la maltraitance médicale, l’éthique n’a cessé d’évoluer. Dans le serment d’Hippocrate originel, il est ainsi interdit aux médecins d’offrir aux femmes la possibilité d’avorter sans que leur mari l’ait décidé. L’éthique se définit toujours par rapport à la morale dominante… rappelle Winckler. Pour lui, le serment d’Hippocrate derrière lequel se cache le corps médical est devenu une barrière à l’évolution des pratiques éthiques (comme de reconsidérer les questions de fin de vie ou de maltraitance). Le serment ne protège pas de la culture propre à chaque discipline, et le prêter ne protège pas de l’asymétrie de la relation entre le médecin et le patient, pas plus qu’elle ne protège de l’asymétrie entre le système de calcul et le calculé. Les règles de conduite ne suffisent pas toujours à créer des repères moraux.

Concrètement, comment rendre les algorithmes responsables et équitables ? (cache)

Un précieux rappel pour celles et ceux qui voudraient appliquer un serment (ou assimilé) aux professions autour du développement. Le risque est de ne plus utiliser son cerveau, ses convictions et son expérience pour déterminer ce qui est moralement acceptable ou pas.

Il y a une certaine ironie à vouloir appliquer une règle se rapprochant d’un algorithme pour réguler… les algorithmes :-).

2018-08-21 • Better informed

Obviously the question then is, why is it that better informed people are more optimistic about the future?

As we have seen, being wrong about global development mostly means being too negative about how the world is changing. Being wrong in these questions means having a cynical worldview. Cynicism suggests that nothing can be done to improve our situation and every effort to do so is bound to fail. Our history, the cynics say, is a history of failures and what we can expect for the future is more of the same.

In contrast to this, answering the questions correctly means that you understand that things can change. An accurate understanding of how global health and poverty are improving leaves no space for cynicism. Those who are optimistic about the future can base their view on the knowledge that it is possible to change the world for the better, because they know that we did.

Most of us are wrong about how the world has changed (especially those who are pessimistic about the future) (cache)

At which price? More people to suffocate? (cache) More slaves to go outside for us?

2018-08-20 • Qualité poétique

Le salut n’est pas seulement dans une vision politico-historique, il est aussi dans l’exercice quotidien de la vie. Et justement, dans la vie, il faut savoir privilégier ces moments. C’est ce que j’appelle la différence des deux polarités de la vie : la polarité prosaïque et la polarité poétique. La prose, ce sont toutes ces choses qui nous emmerdent, que l’on fait par obligation, que l’on subit… alors que la poésie est ce qui nous dilate, nous donne la communion, exprime la communauté, la jouissance, le jeu… c’est ça la qualité poétique de la vie. En dehors de toute mission, de toute réalisation d’une autre société, nous ne devons jamais oublier cette dimension et c’est peut-être cela qui nous donne ce que vous appelez le courage, cet élan de vivre. Je vis au maximum que je peux la qualité poétique de la vie, et le fait de pouvoir convaincre autrui de vivre la qualité poétique de sa propre vie est déjà une chose positive, sans attendre qu’il y ait une nouvelle société, une nouvelle révolution, etc. De même que Gandhi disait : pratique d’abord sur toi la réforme que tu voudrais appliquer à la société, pratique déjà sur toi cet état poétique que tu voudrais voir régner dans le monde humain…

L’urgence et l’essentiel, Edgar Morin

Alors que mes timelines ne parlent que d’effondrement (c’est devenu tellement à la mode que je n’ose plus creuser en public de peur d’ajouter encore plus de bruit), il est bon d’avoir aussi des messages d’espoirs et de pensées positives.

2018-08-19 • Conditions de subsistance

Êtes-vous capables de définir ce qui vous permet, vous, de subsister ?

Si oui, alors je prétends que la liste que vous pouvez dresser de vos conditions de subsistance définit le territoire que vous habitez. Peu importe si vous devez y inclure des éléments répartis sur la Terre entière. Ce n’est pas l’espace qui définit un territoire mais les attachements, les conditions de vie. Et j’ajouterais que vous avez un territoire si vous pouvez le visualiser et, bien sûr, que vous tentez de le faire prospérer et de le défendre avec et contre d’autres qui veulent se l’approprier.

Des questions liées : subsistance, visualisation, protection et défense. Mais supposez que vous n’ayez aucune idée précise de ce qui vous permet de subsister, ou une idée tellement abstraite que vous restiez suspendu en l’air, pratiquement hors sol, quand je vous pose la question : « Qui êtes-vous, que voulez-vous, où habitez-vous ? » Eh bien, je prétends que n’ayant pas de monde concret à décrire, vous êtes devenus incapables de définir vos « intérêts » et qu’ainsi, vous ne pourrez plus articuler aucune position politique vaguement défendable. Je prétends que la situation actuelle de retour général à l’Etat-nation derrière des murs vient directement de cette totale impossibilité de préciser quels intérêts on défend. Comment avoir des intérêts si vous ne pouvez pas décrire votre monde ?

La libellule et la muraille. (cache) — En vrai Bruno Latour cité par Olivier Ertzscheid mais je n’ai pas accès à l’article complet sur le monde…

Il faut que je creuse cette notion là lors de ma prochaine escapade car elle me semble essentielle pour comprendre certains des enjeux.

2018-08-18 • Ni bien-être ni paix

Je m’oppose à cette idée que les idéologies sont mortes, mais force est de constater que nous peinons à produire une pensée construite, complète et sérieuse non seulement de l’alternative mais également philosophique sur une idée de l’homme, du monde et des sociétés. Ce n’est qu’avec la force de cette vision plus globale que nous pourrons contester l’idée désormais reçue et acceptée à droite comme chez la plupart des partis de gauche, devenus socio-capitalistes, que l’économie de marché, la spéculation et le néolibéralisme sont des réalités incontestables, devenus immuables, des vérités vérifiées de l’activité économique. Je pense que les partis dits d’extrême gauche et leurs économistes de gauche se trompent quand ils pensent que l’alternative naîtra de la seule critique des logiques et des excès de l’économie néolibérale. La critique de l’économie a besoin, en amont, d’une conception de l’homme, des sociétés et du monde qui considère la nature et l’ensemble du vivant. Il en est de même pour la démarche critique en politique, dans notre quête d’une meilleure gouvernance, comme dans les dynamiques sociales. Nos approches critiques sont fragmentées et correspondent exactement à ce que l’ordre dominant nous impose : une fragmentation, des cloisonnements, une déconstruction du réel qui invite à la pensée technicienne, opérationnelle, et non au questionnement philosophique et anthropologique sur le sens et les finalités.

[…]

C’est cela que je voulais dire quand je parlais d’établir des liens, des correspondances, qui nous permettent d’extraire des processus et des logiques dans l’évolution du monde et des sociétés. Cette démarche est propre à réinsuffler de l’espoir en donnant du sens à nos combats régionaux ou nationaux. Il faut donc changer notre regard sur le monde et faire nôtres, sur le plan méthodologique, la transdisciplinarité des savoirs et l’interdépendance des situations sociales et politiques. Établir des liens par exemple entre les migrations, la gestion de nos sociétés, et les politiques économiques et sociales que nous imposons au monde. Et, inductivement, éveiller la conscience politique des citoyens à la lumière des enjeux internationaux. Nous ne serons jamais en paix si nos gouvernements répandent la mort dans le monde, soi-disant pour notre bien-être. Il faut aller plus loin et accepter de reconsidérer la nature même de notre bien-être si nous voulons obtenir la paix. Si notre bien-être se mesure sur les indices de production et le pouvoir d’achat alors nous n’aurons ni bien-être ni paix.

L’urgence et l’essentiel, Tariq Ramadan

Je suis à peu près en désaccord avec toutes les interventions de Tariq Ramadan dans cet ouvrage qui est une discussion avec Edgar Morin. Mais c’est aussi le but de l’exercice, ne pas lire que des idées avec lesquelles je suis dans l’acquiescement.

Toujours est-il qu’ici ça me conforte dans ma réflexion précédente. Il ne s’agit pas uniquement de tenter de ralentir l’autoroute vers le ravin mais de montrer des chemins de traverse qui semblent enthousiasmants.

2018-08-17 • Acroissance

Le mot ne doit donc pas être pris au pied de la lettre : décroître pour décroître serait aussi absurde que croître pour croître. Bien entendu, les décroissants entendent améliorer la qualité de vie, celle de l’air, de l’eau et d’une foule de choses que la croissance pour la croissance a détruites. Pour parler de façon rigoureuse, il faudrait sans doute utiliser le terme « acroissance », comme on parle d’athéisme. L’enjeu est d’ailleurs très exactement celui-ci : l’abandon d’une foi et d’une religion, celles du progrès et du développement.

La décroissance ou le sens des limites (cache)

Est-ce que l’on peut abandonner la croissance sans être motivé par une alternative ? À quel point l’athéisme a mené au capitalisme ?

Vous avez la fin de semaine.

2018-08-16 • Water is being stolen

Or let’s talk water. We so often hear that the world is running out of water. People are dying from lack of water. Rivers are dewatered from lack of water. Because of this we need to take shorter showers. See the disconnect? Because I take showers, I’m responsible for drawing down aquifers? Well, no. More than 90 percent of the water used by humans is used by agriculture and industry. The remaining 10 percent is split between municipalities and actual living breathing individual humans. Collectively, municipal golf courses use as much water as municipal human beings. People (both human people and fish people) aren’t dying because the world is running out of water. They’re dying because the water is being stolen.

Forget Shorter Showers (cache)

Always interesting to put into perspective some figures.

2018-08-15 • Modern slavery

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2018-08-09 • Read/write Web

2018-08-08 • Subordination forte

2018-08-07 • Aveuglé

2018-08-06 • Multipotentialite

2018-08-05 • Listening to my body

2018-08-04 • Ruissèlement de la domination

2018-08-03 • Removing tracking

2018-08-02 • Slow trail

2018-08-01 • Documentation of my research

2018-07-31 • Lâcher prise

2018-07-30 • Harcèlement ordinaire

2018-07-29 • Worthwhile to say

2018-07-28 • Invités à écouter

2018-07-27 • Stimuler la contradiction

2018-07-26 • Definition for unschooling

2018-07-25 • Places aux silences

2018-07-24 • Popularity & activism

2018-07-23 • Merci Boris

2018-07-22 • Bushcraft chair

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2018-07-20 • Théorème de Matrix

2018-07-19 • Pogner un citron

2018-07-18 • Un peu troublant

2018-07-17 • Conflits structurels

2018-07-16 • Open desk

2018-07-15 • Liesse nationaliste

2018-07-14 • Mauvaise conscience

2018-07-13 • Not buying it

2018-07-12 • BDNFL

2018-07-11 • Newbie issues

2018-07-10 • Because of the numbers

2018-07-09 • Fin du game

2018-07-08 • Make it

2018-07-07 • VANcouver

2018-07-06 • Swimming smooth

2018-07-05 • Keeping food safe

2018-07-04 • Fighting mosquitoes

2018-07-03 • Tragédie du libre accès

2018-07-02 • Super dumb

2018-07-01 • Pot commun

2018-06-30 • Colonies et nazisme

2018-06-29 • Collective mentality

2018-06-28 • Bug-out drive

2018-06-27 • Si cher

2018-06-26 • Educate yourself (or not)

2018-06-25 • Jeu de fantômes

2018-06-24 • Coachs et jésuites

2018-06-23 • The story of a person

2018-06-22 • Paying attention

2018-06-21 • Anything Ameri^WRussian

2018-06-20 • Spiritualité et mystère

2018-06-19 • Journalists or entertainers

2018-06-18 • The Amish and cars

2018-06-17 • Agile and ethics

2018-06-16 • Human value(s)

2018-06-15 • Luddites

2018-06-14 • For intérieur

2018-06-13 • Effondrement et récit(s)

2018-06-12 • Simulation inverse

2018-06-11 • Communauté intentionnelle

2018-06-10 • Municipalisme libertaire

2018-06-09 • Diversity problem

2018-06-08 • Frontière du danger

2018-06-07 • Ready to go

2018-06-06 • Moment historique

2018-06-05 • Livre et consommation

2018-06-04 • Confort et centralisation

2018-06-03 • Foi et mystique

2018-06-02 • Démocratie(s) et échelle(s)

2018-06-01 • Technical readings

2018-05-31 • Stupides marteaux

2018-05-30 • Stack punk

2018-05-29 • All wrong

2018-05-28 • Économie et entropie

2018-05-27 • Web We Can Afford

2018-05-26 • Pensée futile

2018-05-25 • Fausses nouvelles

2018-05-24 • Aggregators vs. Platforms

2018-05-23 • Level of ease

2018-05-22 • Pair-à-peers

2018-05-21 • Incurie et dépendances

2018-05-20 • Wasting time

2018-05-19 • Python dataclasses

2018-05-18 • Traces

2018-05-17 • Choix d’un métier

2018-05-16 • Solastalgia

2018-05-15 • The next position

2018-05-14 • Accueillir les émotions

2018-05-13 • Personal manifesto

2018-05-12 • Self-doubt

2018-05-11 • REconomie

2018-05-10 • Consommation tangible

2018-05-09 • Résilience locale

2018-05-08 • Physical networks

2018-05-07 • Control vs. Care

2018-05-06 • Compromised safety

2018-05-05 • Criminal drones

2018-05-04 • Programme politique

2018-05-03 • Worse place

2018-05-02 • Power dynamics

2018-05-01 • Word-of-mouth

2018-04-30 • ÉCRiDiL 2018

2018-04-29 • Kill the conference

2018-04-28 • Wood stove

2018-04-27 • (Pacer)poles review

2018-04-26 • Issues & labels

2018-04-25 • Déficit démocratique

2018-04-24 • Algorithm Free

2018-04-23 • Mauvais pauvres

2018-04-22 • Speed of usefulness

2018-04-21 • GDPR & nightmare

2018-04-20 • Adaptation & Transformation

2018-04-19 • Governance & engagement

2018-04-18 • Apple & Web Apps

2018-04-17 • Orientation et boussole

2018-04-16 • Scrum master

2018-04-15 • Cache workers

2018-04-14 • Petit rappel

2018-04-13 • Decentralization theory

2018-04-12 • Graded browser support

2018-04-11 • Arnaqueur senior

2018-04-10 • Speed and tools

2018-04-09 • Documentation d’itinérance

2018-04-08 • Strong opinions

2018-04-07 • Tourner en spirale

2018-04-06 • Mind the gap

2018-04-05 • DNS and privacy

2018-04-04 • Pourquoi

2018-04-03 • Happy developer

2018-04-02 • Seasonal structures

2018-04-01 • Open-source et éthique

2018-03-31 • Mu Hin Shu

2018-03-30 • Oscillation et mouvement

2018-03-29 • Blog for yourself

2018-03-28 • Vider son Slack

2018-03-27 • Pouvoir et données

2018-03-26 • Commun distribué

2018-03-25 • Writing and timing

2018-03-24 • Pourquoi la forêt ?

2018-03-23 • Courtoisie et grégarité

2018-03-22 • Apophénie qu’ils disaient

2018-03-21 • Valeurs et courage

2018-03-20 • Intentional down-blogging

2018-03-19 • Culture pillars

2018-03-18 • Apprentissage et analyse de textes

2018-03-17 • Solution vs. clue

2018-03-16 • Effet rebond

2018-03-15 • Snobisme assumé

2018-03-14 • Décroissance imposée

2018-03-13 • Corporate responsibility

2018-03-12 • What vs. how

2018-03-11 • Complexité ou complication ?

2018-03-10 • Screens’ challenge

2018-03-09 • 18F Canada

2018-03-08 • Formats d’accompagnement

2018-03-07 • S.A.L.T.Y.

2018-03-06 • Bien ou lien ?

2018-03-05 • Average week

2018-03-04 • Temps de réflexions

2018-03-03 • Give my CPU back

2018-03-02 • 8 80 web

2018-03-01 • Free Act

2018-02-28 • Granted access

2018-02-27 • Technical choices

2018-02-26 • Mailbox is your copy

2018-02-25 • Github and money

2018-02-24 • Coquilles vides

2018-02-23 • Improving quality

2018-02-22 • (Re)Trouver du sens

2018-02-21 • Pirates et désintéressement

2018-02-20 • Matériel de détresse

2018-02-19 • Death Stars

2018-02-18 • Prétendue violation

2018-02-17 • Code et bafouille

2018-02-16 • Technologists are not apart

2018-02-15 • Winter camping gear

2018-02-14 • Skis-raquettes

2018-02-13 • Pharmacie opérationnelle

2018-02-12 • Différent·e·s et ensemble

2018-02-11 • Experience and complexity

2018-02-10 • Github’s monorepo

2018-02-09 • Show, don’t teach

2018-02-08 • Adult behavior

2018-02-07 • Social systems

2018-02-06 • Bibliothèques de Montréal

2018-02-05 • Livres et survie

2018-02-04 • Toilette du code

2018-02-03 • Dark theme

2018-02-02 • Machine failearning

2018-02-01 • Transmettre localement

2018-01-31 • Canaris climatiques

2018-01-30 • Nomades et sédentaires

2018-01-29 • Social software

2018-01-28 • Custodian of culture

2018-01-27 • Faire mémoire

2018-01-26 • Robots after all

2018-01-25 • Public responses

2018-01-24 • Re: Re: HTTPS considered harmful

2018-01-23 • Employés de la donnée

2018-01-22 • Bilingualism and elitism

2018-01-21 • La barre est haute

2018-01-20 • Groupes de discussion

2018-01-19 • Commit (hi)story

2018-01-18 • Unconditional Lifetime Warranty

2018-01-17 • Constitution d’évènement

2018-01-16 • Stratégies d’évolutions

2018-01-15 • Stimulus, JS and HTML

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2018-01-11 • Blaming others

2018-01-10 • Re: HTTPS considered harmful

2018-01-09 • Coder ou écrire

2018-01-08 • Idea × execution

2018-01-07 • Censurer l’alternative

2018-01-06 • HTTPS considered harmful

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2018-01-04 • Requiem pour un flou

2018-01-03 • Evolution vs. Revolution

2018-01-02 • Oublier Internet

2018-01-01 • Data portability