Livre et diffusion

Car si l’on y réfléchit un instant, un ebook n’est rien d’autre qu’un mini-site web encapsulé pour être consulté en mode offline, rien de plus. Et c’est notre besoin de jouer à la marchande « en échange de ton argent, je te transmets un fichier tangible et stockable » qui nous a propulsés droit dans le mur, et poussés à inventer des solutions toujours moins pratiques, plus compliquées et plus fermées. Alors que le web était là depuis le début, et qu’il nous tendait les mains. Nous avons réinventé le web, en moins bien.

Le livre numérique est mort : vive le livre numérique (cache)

Suite à mes envies de publications, je me renseigne sur des projets comme LeanPub ou GitBook en évitant d’écrire le mien. Au-delà des outils, il y a la question de la plateforme de diffusion, cruel dilemme lorsque l’on a les compétences techniques pour le faire chez soi.

I should make sure to negotiate permission to make the book available for free on my web site. He told me that compared with the effort that you put into the book, the money you get back is insignificant. So if you write a book it should not be because you want to make a lot of money from it but because you have an idea that you want to present to the world. And as an author, you owe it to yourself to get your idea in front of as many people as possible.

Why my book can be downloaded for free (cache)

J’ai suivi avec grand intérêt les aventure dans l’auto-édition de Ninja-Squad (cache) (aux limites de la légalité (cache)) ou de STPo pour sa BD (cache). Je suis en pleine réflexion et si vous avez des retours qui ne soient pas des success stories ça m’intéresse.

Discussion suite à l’article :

Concernant la question du bouquin : oui, sauf à faire un bestseller, ce que tu retireras comme finance ne « vaudra » pas le temps passé par rapport à ton taux horaire habituel. Est-ce que ça veut forcément dire que ça ne mérite pas d’en retirer quelque chose quand même financièrement ? Bref, l’affirmation de départ est peut être vraie, mais elle n’aide finalement pas beaucoup.

Si tu veux faire une vente à la ninja squad (j’aime beaucoup le principe), il y a deux astuces : Soit vendre en réalité un truc à la con (image, dédicace) qui lui est en prix libre, et donner le livre gratuitement à côté (mais du coup tu auras une TVA à 20% et non 5.5%).

Soit faire une vingtaine d’éditions qui diffèrent à peine (genre la couleur de la couverture) et les vendre à des prix différents, pour faire une échelle de prix fixes au choix.

Sinon tu peux tenter de jouer l’argumentation du « le prix est unique en France mais il change chaque minute à la volonté du client » mais je ne suis pas certain que ça soit très respectueux de la loi.

La grande question à laquelle ton billet ne répond pas : Tu veux écrire pourquoi et selon quelles valeurs / principes directeurs ? C’est ça qui va diriger les réflexions.

Après je ne sais plus si tu avais déjà fait un livre, mais c’est une aventure qui a son intérêt en soi.

Seul conseil : si tu choisis de partir avec un éditeur classique en raison de la version papier, je te conseille de négocier très durement les conditions de vente numérique (à te les garder si tu le peux, au moins les limiter dans le temps et avoir un droit de regard sur la forme ainsi que la présence de drm).

Pendant que j’y suis, autre question à te poser : jusqu’à quel point souhaites tu être tatillon dans le respect de la loi (prix unique, facturation tva, déclaration des revenus sur une entité commerciale, etc.) parce que si tu t’autorises à être un peu souple pour de tous petits revenus, tu peux faire des choses assez simples.

Éric D., le 2015-01-07 à 22:20

si vous avez des retours qui ne soient pas des success stories ça m’intéresse.

Je ne suis pas sûr de ce que tu recherches comment information mais… certains textes de La Grange ont été publiés au format ePub par Publie.net et par Numeriklivres.

À noter, comme je l’avais expliqué, à l’époque, je n’ai pas travaillé avec les éditeurs. J’ai juste mis mes textes sous une licence permissive afin qu’ils puissent le faire et arrêtent de me demander de travailler avec eux pour une publication. Je n’ai touché aussi aucun profit en retour, puisque je n’ai jamais voulu d’argent pour ces textes.

Je crois qu’il s’est vendu une centaine d’exemplaires (ce que je trouve énorme). Cela aurait rapporté 50% de 3 euros * 100 = 150 euros. Il s’agit donc d’un non succès. Tous les textes publiés sont en lignes, puisqu’ils l’étaient avant.

Karl Dubost, le 2015-01-08 à 22:02