Enseignement et acquisition

Easier to ask for forgiveness than permission. This common Python coding style assumes the existence of valid keys or attributes and catches exceptions if the assumption proves false. This clean and fast style is characterized by the presence of many try and except statements. The technique contrasts with the LBYL style common to many other languages such as C.

EAFP

J’ai appris qu’il y avait eu une suite à l’intervention de SudWeb au sujet de l’enseignement de l’intégration lors de ParisWeb (merci Boris !). On peut dire que ça tombe au bon moment. Tout cela m’amène à faire un parallèle entre des paradigmes de langages de programmation (EAFP vs. LBYL) et l’opposition pratique vs. théorique que l’on rencontre forcément lorsque l’on souhaite transmettre ses connaissances. À quel point faut-il prévenir plutôt que guérir ? Qu’est-ce qui est le plus formateur ?

J’ai pour l’instant pris l’option très expérimentale : produisez, je vous corrige. Et j’espère bien arriver jusqu’à un point où cela deviendra : produisez, corrigez-vous ! Ce vous correspondant au groupe et aux connaissances accessibles en ligne. Mais je suis tiraillé. Ces étudiants ont la chance d’avoir une formation et je leur propose de devenir autodidactes. Est-ce que je ne les prive pas ainsi d’une théorie qui m’a manquée pour pouvoir progresser plus rapidement il y a 10 ans ? Est-ce que les trentenaires du Web (huhuhu) ne se cachent pas derrière cette mise en pratique car ils n’ont connu que ça ?

Et puis je me raccroche à la permissivité du Web, à cette inconsistence inscrite dans son ADN, à ces paquets qui errent entre 2 continents avec l’espoir d’arriver quelque part. J’imagine ces étudiants qui souhaitent à tout prix être autonomes alors qu’il va leur falloir apprendre à faire ensemble. Qui veulent appliquer de la bonne pratique sans forcément en comprendre le sens et le besoin. Je les observe, perdus mais volontaires, et je garde espoir. Ils ont encore le temps pour faire des erreurs et l’énergie pour se relever.

Discussion suite à l’article :

Déjà, de rien :) Ensuite, pour la partie "Produisez, je vous corrige", je pense que c’est une question de recul pédagogique. Quand j’ai commencé à enseigner, j’ai surtout commencé par aller voir mes copains qui étaient profs au lycée. On a beaucoup parlé et ils m’ont expliqué les concepts d’objectifs pédagogiques, qui permettent de définir le déroulé qui lui-même abouti au résultat pédagogique. J’avais mis ça rapidement en image pendant l’atelier Sud Web et je pense depuis que je n’étais pas trop loin de la vérité...

Idéalement, à la fin, les élèves ont des bases mais surtout, ils ont une bonne connaissance des fonctionnement intrinsèques du Web (et je ne parle pas de technique, là, mais plutôt de l’évolution du marché et de son impact sur les normes), et de où trouver de l’information (ou la contribuer). C’est le B.A.-BA des gens qu’on retrouve régulièrement à *-Web, mais pas encore nécessairement la réalité du marche du développement Front-End (ni Back, for what it’s worth). Donc s’ils peuvent déjà sortir avec ça, c’est pas mal :)

Enfin, pour enseigner correctement, je pense qu’il nous manque un outil. J’ai déjà écrit sur le sujet, donc je ne m’attarde pas, mais j’ai trop d’étudiants qui perdent du temps avec des différences dans les navigateurs, les versions, les OS. C’est contre-productif. C’est important de les mettre en face de ces différences, mais pas à chaque cours, sinon on dilue rapidement l’intérêt pédagogique. L’initiative de Rémi est un début qui attaque la problématique de l’Outil par le biais de la réponse fonctionnelle, mais je pense qu’il nous manque un truc technique...

Boris Chapira, le 2014-10-21 à 13:02