Avenir de Libération

Les actionnaires « regrettent vivement » la grève observée jeudi. Estiment à ce point Libération qu’ils jugent que le journal « ne doit son salut qu’à l’agrégation de subventions de la puissance publique ». […] Annoncent « un déménagement devenu inéluctable » et la transformation de Libération en « un réseau social, créateur de contenus, monétisable sur une large palette de supports multimédias (print, vidéo, TV, digital, forums, événement, radio, etc.) ». Précisent qu’« avec l’aide de Philippe Starck » le siège historique du journal, rue Béranger, deviendra « un espace culturel de conférences comportant un plateau télé, un studio radio, une newsroom digital, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up ». […] Cris, hurlements et rires.

Les jours noirs d’un quotidien, Libération

Disclaimer : j’ai travaillé pour Libération lorsque j’étais à mon compte pour les aider dans leur migration sous Django, j’y ai rencontré des personnes que j’estime beaucoup avec lesquelles nous avons aussi eu l’occasion de discuter de l’avenir de Libération. L’avis suivant ne tient pas compte de ces remarques internes, confidentielles et/ou privées.

Le passé et le présent de Libération sont assez emblématiques d’une presse qui n’a pas su s’adapter au Web. Il n’y a finalement que le Canard Enchaîné qui aura réussi cette non-transition avec brio en choisissant délibérément de ne pas y aller. Quelques propositions pour qu’un quotidien devienne pertinent sur Internet :

Ces propositions sont naïves car je n’ai pas suffisamment d’éléments pour pouvoir prendre en compte toutes les contraintes. Mais elles ont le mérite de faire un peu plus que crier, hurler ou rire.