Routine et méditation

Lorsque je me suis engagé dans ma refonte avec un billet par jour, je n’étais pas sûr de pouvoir tenir (d’autant que j’avais déjà tenté l’expérience l’année précédente sans grand succès) et pour être tout à fait honnête certaines des étapes ont été pénibles à rédiger dans les temps. Par contre cela m’a permis de rentrer dans une routine d’écriture — dans une dynamique de partage — qui fonctionne bien jusqu’à présent.

Le fait de devoir me rendre à Montpellier régulièrement pour scopyleft y contribue également car j’ai choisi d’y aller de préférence en train pour ne pas « perdre » ce temps de trajet (et accessoirement produire moins de C02). Malgré les aléas du trafic, cela me laisse environ 1h30 par trajet aller-retour pour réfléchir, lire, écrire, en étant déconnecté. C’est un temps de transport en commun que j’appréciais énormément en étant à Paris (et un peu moins à Tokyo compte-tenu de la densité des rames) qui me permet de presser mon éponge pour me concentrer sur ce qui est important ou tout simplement de décompresser avant d’attaquer une journée de travail ou de rentrer.

Je ne l’ai jamais envisagé ainsi mais après avoir vu la vidéo de Andy Puddicombe, je me demande si je ne pourrais pas assimiler ces temps de transport à de la méditation, un moyen de mettre mes idées au clair. Pensez-y la prochaine fois, les trains ne sont pas en retard : la SNCF vous offre du temps de méditation en plus !

Discussion suite à l’article :

Durant 3 ans, j’ai pris matin et soir une navette pour me rendre au travail (un peu perdu au fin fond de la cambrousse urbaine taiwanaise). 55 minutes le matin, entre 1h10 et 1h45 le soir (merci les embouteillages), le conducteur qui se prend pour Bullit, l’impossibilité de faire quoi que ce soit durant ce trajet... en général, je m’endormais, et en général ça me ruinait le dos.

Aujourd’hui, je prends le bus (30 min) ou le vélo quand le temps s’y prête (25 min), et je ne regrette rien.

David, je me souviens qu’en 2006 tu essayais une méthode consistant à te lever plus tôt pour faire d’autres choses. Cette méthode n’est-elle pas suffisante pour méditer ?

Pierre Equoy, le 2013-01-29 à 11:10

Et lorsque le train n’est pas nécessaire et/ou que l’on vit proche de son lieu de travail et/ou bien que l’on est à conduire, se réserver un temps fixe tous les matins est plutôt sain. Je le fais tous les matins à Montréal. D’ailleurs j’y vais dans quelques minutes (il est 6h43). Un café, un carnet de notes, un livre et c’est tout.

Si vous êtes un accro de la messagerie mobile, laissez le téléphone à la maison ou l’éteindre. C’est un temps réservé qu’il faut se donner, une sorte d’abri, un endroit où toutes les communications sont essentiellement locales.

Cela marche pour moi aussi pour écrire les billets de La Grange où je me mets en mode offline et je cache toutes les autres applications pour n’avoir que cela à faire.

Karl Dubost, le 2013-01-29 à 12:46

David, je me souviens qu’en 2006 tu essayais une méthode consistant à te lever plus tôt pour faire d’autres choses. Cette méthode n’est-elle pas suffisante pour méditer ?

J’ai plus ou moins abandonné le fait de me lever tôt. Je le faisais au Japon, bien aidé par la luminosité, surtout pour aller courir ce qui est également une forme de méditation et de questionnement interne. Aujourd’hui j’essaye d’adopter un rythme nycthéméral indexé sur la luminosité et les saisons.

David Larlet, le 2013-02-04 à 00:34