Jouets conviviaux

Se couler dans le moule, par paresse, ou pour protéger les siens du regard désapprobateur de la société pour quiconque marche hors du sentier.

Jeune Huron sous le sapin, Clochix

Dans ma quête d’outils conviviaux et son application à mes productions, je me suis demandé si cela était transposable à d’autres domaines ; en particulier en ces périodes de fêtes qui sont propices à l’achat de jouets pour les enfants. Je suis arrivé à la définition suivante :

Un jouet convivial doit :

Avec ces 3 règles assez simples, on élimine déjà une bonne partie des jouets disponibles dans le commerce (Made in China, obsolescence programmée, à piles, etc). J’ai péniblement trouvé un ensemble de mini Maracas et j’ai construit un mobile inspiré des travaux de Bruno Munari qui s’est appuyé sur l’art concret pour produire des jouets adaptés aux enfants. Peut-être l’occasion de trouver quelques outils pour enfin apprendre à travailler le bois ?

Dès qu’une vie incertaine et fragile perce le niveau de la conscience en mettant les sens en rapport avec l’environnement, la voilà qui s’élance et bande ses muscles dans l’effort incessant pour se réaliser. Il faut que cet effort obscur de l’enfant soit sacré à nos yeux. Il faut que cette manifestation laborieuse nous trouve prêts, car c’est à cette époque créatrice que la future personnalité de l’homme va se déterminer.

L’Enfant dans la famille, Maria Montessori

Je ne suis pas dans cette dynamique culpabilisante de l’approche éducative mais je sens bien l’importance que je peux avoir en terme d’exemplarité. L’équation est complexe dans un contexte holiste.

Discussion suite à l’article :

Cette entrée me remémore que, de mon enfance, le souvenir le plus tenace de mes jouets est dû à un ensemble de simples cubes de bois de 3 (ou 4 cm ?) d’arrêtes en nombre suffisant. Je construisais des châteaux forts, des routes, des véhicules, des paysages dans lesquels pouvait évoluer mon imagination et mes rêves. Étranges mémoires.

Karl Dubost, le 2013-12-29 à 23:21

Critère : ne pas enfermer le jouant dans un usage unique, lui dicter une règle du jeu, mais se prêter à mille jeux auxquels nul n’aurait pensé. À peine esquissé ce critère je m’aperçois de son manque de pertinence. Je réalise que les enfants sont des bidouilleurs nés, qu’enfant j’avais cette faculté à tout transformer en jeu, y compris des jeux. Que je vois peu de jouets qui, confronté à l’imagination, l’inventivité d’un enfant, soient pour lui une prison et non un tremplin.

Et si bidouiller, hacker, était simplement retrouver son âme d’enfant ?

Clochix, le 2013-12-30 à 00:01