Être geek

Si j’en crois les récents et moins récents billets, le geek serait un paralytique. Doublé d’un perfectionniste à la limite de l’autisme. Dur.

Difficile pour moi car c’est justement ce que je considère être la définition du geek : non pas celle de la paralysie mais celle de la curiosité (maladive parfois, soit). Pour moi le terme « geek » n’est plus du tout connoté informatique et encore moins lié à une culture, c’est le fait de pouvoir se renseigner dans un domaine particulier de façon efficace et rationnelle.

Cette faculté se développe souvent au service de la consommation car cela permet de croiser facilement des données tangibles mais pas uniquement. Il y a des geeks dans tous les domaines qui vont être à la recherche de la rareté, de la qualité, de l’esthétique dans leurs professions et/ou dans leurs loisirs. Qui vont se réaliser dans l’apprentissage de nouveaux métiers qui ne leur serviront parfois qu’une fois dans leur vie mais ils auront au moins eu le sentiment d’avoir essayé de bien le faire (de façon insatisfaisante d’après eux mais c’est un autre débat).

Revenons à l’informatique, connaissez-vous un autre métier qui génère autant de diversité ? On pourrait y voir un manque de maturité du domaine tout jeune, j’y vois plutôt cette approche geek poussée à l’extrême : creuser tout ce qui peut l’être, faire pousser l’arbre des possibles autant que cela est faisable, rejoindre un horizon qui en ouvre tant d’autres. La chance de l’informatique ce n’est pas d’être un secteur encore à défricher mais un catalyseur à personnes curieuses. Et c’est la raison pour laquelle j’aime mon métier, en mouvement :-).