Diète de tweets

The side affect of owning your owning content and controlling what you do with it, is that it become much more shareable. You don’t have to have a Facebook or Google+ account to read this post. It is freely shared and anyone can read it. I can archive it and access it 20 years from now, because it is a portable format (at least it will be when I am done).

Declaration of Content Independence, James King

J’ai récemment arrêté de tweeter pendant 3 semaines, après avoir identifié Twitter comme étant le service en ligne dont j’étais le plus dépendant (et archivé mon historique). Rien de mieux pour découvrir à quel point cette addiction s’était développée au cours des années.

L’objectif initial était de ne publier aucun tweet et de ne lire ma timeline qu’une à deux fois par jour, ce à quoi je me suis à peu près tenu, j’ai juste signalé après une semaine que je testais Vole pour ceux qui voulaient tenter une expérience décentralisée à base de Bittorrent Sync. Quelques personnes ont suivi et on a réussi à avoir quelques échanges mais rapidement le soufflé s’est dégonflé et on s’est retrouvés en dialogue avec Nico ce qui limite un peu l’intérêt d’un réseau socia^W^soucieux.

La première journée a été très difficile : mon navigateur était plein de liens à échanger, ma timeline pleine de tweets auxquels réagir. J’ai envoyé quelques mails à certains pour répondre via un autre canal. La frustration était bien réelle, l’addiction aussi. Puis est arrivée la première conférence et j’avais vraiment envie de partager mon bonheur d’avoir réuni des personnes intéressantes dans un lieu paradisiaque. Puis sont arrivés les premières questions directement sur Twitter auxquelles je me suis empêché de répondre, après tout mon mail est suffisamment public pour pouvoir être joignable différemment (ce qui n’a pas été le cas).

Je n’avais jamais vraiment envisagé Twitter comme étant un mégaphone à mon égo. Et pourtant… je me suis rendu compte qu’il s’agissait avant tout de communiquer sur du positif et de l’auto-flatterie. Dur bilan. Mais c’était peut-être aussi l’objectif de cette prise de recul : observer ce qui avait vraiment de la valeur dans ce que je partageais et ce que je consultait. Fort de ce constat, je me suis remis à suivre moins de 100 personnes et je me limite dorénavant à 3 tweets par jour (excepté les discussions). Un besoin d’augmenter le rapport signal/bruit, en commençant par l’appliquer à mes propres publications.

Beaucoup de questions relatives à mon exil de Twitter par conviction — suite aux révélations sur PRISM etc — c’était surtout l’occasion de voir si d’autres solutions pouvaient être envisagées et la réponse est négative pour l’instant, que ce soit Vole, App.net ou Pump.io, aucun des réseaux n’atteint la masse critique permettant d’avoir la qualité des échanges que j’ai actuellement sur Twitter. Il y aurait bien la solution POSSE mais ça ne résout pas la distribution des discussions, leur agrégation et leur pérennité.

Le bilan de cette expérience est cruellement insatisfaisant. Si Twitter venait à disparaitre, tout un graphe de relations serait perdu (ou plutôt revendu au plus offrant) sans qu’il y ait d’alternative réelle, peut-être que je devrais davantage m’intéresser à la sauvegarde de ces relations plutôt qu’aux contenus sur ma page dédiée car c’est ce qui fait la réelle valeur de ce réseau social. Mais les identifiants étant définis au niveau de la plateforme et non du web, ceux-ci disparaitraient malheureusement aussi. Il est peut-être temps de jouer avec le champ URL de la bio Twitter :-).

Discussion suite à l’article :

Première réponse : Buffer est pas mal pour temporiser les liens partagés, les diffuser à meilleure heure et pour les étaler dans le temps.

Thomas Parisot, le 2013-07-15 à 11:50

Il y a également la solution de FOGO Friends of Gerald Oskoibony. La liste n’est plus vraiment active, mais je pense que c’est plus une question d’animation de Gerald qu’autre chose. Elle possède une archive Web.

Je viens de tenter d’envoyer un message à fogo. La liste semble morte. Je demande à Gerald

Il y a une autre liste à laquelle j’appartiens qui est la liste des personnes qui étaient employées de Calvacom entre 1994 et 1996 et qui est toujours opérationnelle avec des activités de temps en temps. Celle ci non publique.

Karl Dubost, le 2013-07-15 à 17:57

Première réponse : Buffer est pas mal pour temporiser les liens partagés, les diffuser à meilleure heure et pour les étaler dans le temps.

Avec 3 tweets par jour je ne pense pas avoir besoin de les étaler dans le temps !

Il y a également la solution de FOGO Friends of Gerald Oskoibony. La liste n’est plus vraiment active, mais je pense que c’est plus une question d’animation de Gerald qu’autre chose. Elle possède une archive Web.

Je pourrais appeler cette liste FODL vu qu’elle dispose également d’archives publiques et la transformer en autre chose que des discussions sur mes articles. Ou plutôt que nous la transformions ensemble :)

David Larlet, le 2013-07-16 à 11:01